Maman de famille nombreuse...presque zen !
Quelle
coincidence...Je finis ce soir enfin de lire le numéro de Psychologie de septembre (il est temps !) et tombe sur cette chronique de David Servan Schreiber, qui vient exactement illustrer et
enrichir l'article précédent.Je vous laisse savourer :
"L'économie d'une société ressemble parfois à celle de nos choix personnels. La crise économique qui a débuté il y a un an exactement a démontré la faillite d'un système qui ne poursuit plus que l'appât du gain en trahissant ses valeurs fondamentales -l'intégrité, la bienveillance, ou l'équité. Cela ressemble à ce qui arrive généralement à nos vies lorque nous privilégions la réussite matérielle aux dépens de nos qualités individuelles.
Une très belle voix s'est élevée pour décrire ce que vit un pays lorsqu'il se consacre uniquement à la croissance de son "produit national brut" : "notre produit national brut comptabilise la pollution de l'air, la publicité pour les cigarettes, l'activité des ambulances sur nos autoroutes. Il prend en compte les serrures de haute sécurité pour nos portes, et la construction des prisons pour ceux qui les forcent...Mais le produit national brut ne mesure pas la santé de nos enfants, la qualité de leur éducation, ni la joie de leurs jeux. Il n'inclut pas la beauté de notre poésie ni la solidité de nos mariages. Ni l'intelligence de notre débat public, ni l'intégrité de nos politiciens. Il ne mesure ni notre humour ni notre courage; Ni non plus notre sagesse ou notre volonté d'apprendre; ni notre compassion ni notre attachement à notre pays. En bref, il mesure tout, sauf c e qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue." Il s'agissait de Robert Kennedy, lors de sa campagne électorale à la présidence des Etats Unis en 1968, quelques mois avant son assassinat.
Aujourd'hui, un groupe d'économistes anglo-saxons -en en France, le philosophe et économiste Patrick Viveret - militent pour que le succès de nos sociétés soit mesuré par le bien-être de ses citoyens plutôt que par sa production d'armes ou sa construction de prisons. En étudiant ce qui rend vraiment les gens heureux, ils sont arrivés à des recommandations précises : ce sont des activités quotidiennes qui ne relèvent pas de la consommation et peuvent se passer des conditions matérielles mises en danger par la crise. A chacun de faire en sorte, et à nos gouvernements de nous y aider, qu'il fassent plus souvent partie de notre vie.
1) Connectez vous aux autres. Investissez vous dans les relations humaines : avec les membres de votre famille, vos amis, vos collègues de bureau, vos voisins. Elles vous enrichiront et vous soutiendront chaque jour et un peu plus.
2) Soyez actifs : Allez marcher. Faites du vélo. Jouez au foot. Jardinez. Dansez. Trouvez une façon de faire bouger votre corps qui vous plaise et vous amuse. Lorsqu'il est en action, le coprs fabrique de la bonne humeur.
3) Aiguisez votre conscience du moment présent : Soyez curieux. Remarquez ce qui est beau ou inhabituel. Savourez le moment que vous vivez, que ce soit un déjeuner avec une amie ou une marche dans la rue en allant travailler. Restez conscient de ce que vous ressentez dans votre corps, dans vos émotions, dans vos pensées. Prenez note de ce qui compte le plus dans votre journée.
4) Ne cessez jamais d'apprendre. Essayer quelque chose de nouveau. Prenez ce cours de chant, de tango, de cuisine ou de dessin. Fixez vous un défi que vous aimeriez vous voir dépasser. Puis, dépassez le.
5) Donnez de vous-même. Faites quelque chose pour aider un ami ou un étranger. Souriez dans le métro. Soyez bénévole pour une association. Imaginez votre bonheur personnel comme inextricablement lié à celui de la communauté qui vous entoure. Rendre service active les régions du plaisir au plus profond du cerveau.
Etonnant qu'il faille une crise économique mondiale pour que des valeurs aussi simples et aussi éternelles trouvent leur place au sein du débat de société. Mais l'idéogramme du mot crise, en chinois, ne veut-il pas dire à la fois "danger" et "opportunité" ?
Mer 4 nov 2009
9 commentaires
Merci pour le conseil, je vais essayer de trouver ce livre. Bonne journée à toi !
maryvonne
Bonjour Maryvonne,
J'ai savouré et bu du petit lait!
Le matérialisme a rendu nos sociétés individualistes, avides du toujours plus,
pauvres spirituellement.
Cette crise est la bienvenue pour recadrer nos systèmes de valeur: il y a
beaucoup à faire, individuellement et collectivement. Une belle prise de
conscience à intégrer dans notre quotidien.
Merci Maryvonne pour ce partage.
Je te souhaite un jeudi rayonnant!
J'ai savouré et bu du petit lait!
Le matérialisme a rendu nos sociétés individualistes, avides du toujours plus,
pauvres spirituellement.
Cette crise est la bienvenue pour recadrer nos systèmes de valeur: il y a
beaucoup à faire, individuellement et collectivement. Une belle prise de
conscience à intégrer dans notre quotidien.
Merci Maryvonne pour ce partage.
Je te souhaite un jeudi rayonnant!
charlotte - le 05/11/2009 à 06h09
Merci Charlotte, je me doutais bien que cet article te parlerait. Quand je l'ai découvert hier soir, ça a été une révélation, des mots justes pour exprimer mon ressenti et mon vrai désir. Bonne
journée à toi !
maryvonne
Oui, cette revue est vraiment bien - et d Servan Schreiber fait souvent de beaux articles
Merci de nous retransmettre celui-ci
Bonne lecture pour les 2 n° suivants : ils snt bien aussi :-)
Bonne journée Maryvonne
Merci de nous retransmettre celui-ci
Bonne lecture pour les 2 n° suivants : ils snt bien aussi :-)
Bonne journée Maryvonne
bongo - le 05/11/2009 à 07h43
tout cela est vrai, la déprime améne la déprime, et le négatif améne le négatif, il en va de même pour le positif. J'essaye de tourner au positif tout ce qui peut m'arriver, aider les gens,
sourire, tout cela nous apporte beaucoup, comme le fait de parler, de lire les blogs des unes et des autres, souvent je suis émerveillé, ou je m'interroge, tout cela aide à faire que notre vie soit
plus remplie et heureuse je pense.
GOLDA - le 05/11/2009 à 15h43
coucou,
Tu as bien raison, en chinois, cela veut dire tout a fait cela, do,c c a reflechir, en tout cas ,c avec bcp de plaisir que je lis jour apres jours ,tes articles fort sympatiques et remplis de belles choses!
bonne continuation
amicalement
Laurence
Tu as bien raison, en chinois, cela veut dire tout a fait cela, do,c c a reflechir, en tout cas ,c avec bcp de plaisir que je lis jour apres jours ,tes articles fort sympatiques et remplis de belles choses!
bonne continuation
amicalement
Laurence
laurence - le 06/11/2009 à 17h47
Très vrai, les crises permettent de repartir sur de nouvelles bases, en fin espérons-le !
Bonne soirée, bises
Bonne soirée, bises
nathalie1962 - le 08/11/2009 à 19h36
j'aime beaucoup ce magazine , j'ai aussi beaucoup de retard dans sa lecture, merci de ce partage
bonne journée
bonne journée
cosette - le 10/11/2009 à 08h13
Je suis entièrement d'accord avec ces cinq activités : elles sont toutes aussi importantes les unes que les autres soit au niveau de l'esprit ou du corps. J'aime cependant les 4 et 5 car il est
vrai qu'apprendre nous rend curieux et apporte un bon sentiment en soi et pour le bénévolat on sait tous que les gens qui en font sont heureux et se sentent accomplis. Merci pour cet article très
intéressant Maryvonne.
Mimi - le 11/11/2009 à 03h58
Voilà qui prêche pour ma paroisse !
Evidemment je lis psycho (ayant un blog chez eux, normal non ?) et j'aime beaucoup les chroniques et les livres de David Servan Shreiber.
Une certitude la société de consommation ne rend pas les gens plus heureux !
plein de bisous pour cette journée de la gentillesse
Evidemment je lis psycho (ayant un blog chez eux, normal non ?) et j'aime beaucoup les chroniques et les livres de David Servan Shreiber.
Une certitude la société de consommation ne rend pas les gens plus heureux !
plein de bisous pour cette journée de la gentillesse
LE CHEMIN DU BONHEUR - le 13/11/2009 à 04h28
je te souhaite une belle journée pleine de gentillesse : savoir en donner et savoir l'accueillir aussi...
maryvonne
Bises