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Chaque instant est bonheur
à qui est capable de le voir comme tel
Henry Miller

Mes coups de coeur

Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 11:00
intimite.jpgJe suis en train de lire un roman magnifique, par l'auteur de "Jonathan Livingston le Goéland".
Dans "Un pont sur l'infini", Richard Bach nous raconte sa quête éperdue de l"'ame soeur"...Dans un premier temps, dans une exigence absolue de critères bien précis, il pense trouver la "femme parfaite" en plusieurs femmes...Chacune lui apporte une partie de ce qu'il recherche, tout en lui laissant la liberté qu'il pense souhaiter conserver.
Puis un jour...la révélation...

"Je me sens horriblement seul, pensai-je, en versant la soupe dans une casserole, sur une plaque que j'avais oublié d'allumer. Leslie me manque.
(...)
Puis vint à sa place une autre idée : Le contraire d'être seul, ce n'est pas être deux, c'est être intimes.
Le monde partit à la dérive, une bulle d'argent sur une mer noire.
C'est cela !
Qui me manque !
Ma femme parfaite à plusieurs corps a la chaleur de la glace. C'est la communication sans sollicitude: c'est le sexe sans amour; c'est l'amitié sans engagement.
De même qu'elle ne peut blesser ou être blessée, elle est incapable d'aimer ou d'être aimée. Elle est incapable d'intimité.
Et l'intimité...m'importait peut-être autant que le liberté elle-même. Etait-ce la raison pour laquelle j'étais restée sept semaines avec leslie, alors que trois jours avec toute autre femme étaient trop ?"

Cet extrait me touche beaucoup, car il révèle un des secrets d'un véritable amour. Ce qui compte, ce n'est pas de correspondre à TOUS les critères, de n'est pas de trouver "l'ame soeur", semblable à nous en tous points...Ce qui compte, c'est de trouver avec une personne (et de savoir les conserver et les développer) les PONTS qui permettent de trouver l'INTIMITE. INTIMITE ne veut pas dire fusion permanente, dépendance. L'intimité doit laisser des respirations où chacun s'enrichit de son côté, mais pour ensuite venir enrichir la relation.


Je vous renvoie sur ce sujet sur de magnifiques réflexions glanées chez Lung Ta Zen...
Par maryvonne - Publié dans : Mes coups de coeur - Communauté : Restons Zen
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 12:36
portrait_d_enfant-copie-1.jpg
Encore un coup de coeur de Yannick Noah...et d'autres sont à venir. Il faut dire que j'aime beaucoup sa vision positive de la vie, son envie de partager son espoir et son énergie.
Ce qui me touche dans cette chanson, c'est que j'y trouve le rôle de tout éducateur : Parents, éducateurs, professeurs, notre rôle est de "donner une vie, un espoir, une envie"...Même pour nos enfants nantis, qui ne manquent de rien, nous devons leur donner cette vie, l'amour de la vie...Et pour les enfants en difficulté, par leur handicap, par leur condition sociale ou les carrences éducatives dont ils souffrent, par la pauvreté, alors bien sûr, on trouve dans le message de cette chanson l'ESSENTIEL.

Par maryvonne - Publié dans : Mes coups de coeur - Communauté : Mamans que de garçons
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 10:13
Allez, faisons nous plaisir...Ecoutons et contemplons, tout simplement. Histoire de s'arrêter un moment, de respirer, de vivre l'instant présent...



Une autre version de l'Adagio que j'aime beaucoup, celle de Lara Fabian...

Par maryvonne - Publié dans : Mes coups de coeur - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 08:33
J'ai envie de partager du BEAU, de l'EMOTION.
Alors quoi de plus beau que cette vidéo, où le chant et la danse vont si bien ensemble, dans un seul but : la beauté, l'émotion...



Et pour mieux savourer cette magnifique chanson d'amour, voici les paroles...

Ne me quitte pas

 Jacques Brel

Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le cœur du bonheur
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je t'inventerai
Des mots insensés
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants-là
Qui ont vu deux fois
Leurs cœurs s'embraser
Je te raconterai
L'histoire de ce roi
Mort de n'avoir pas
Pu te rencontrer
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

On a vu souvent
Rejaillir le feu
De l'ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je n'vais plus pleurer
Je n'vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Mais
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas.
Par maryvonne - Publié dans : Mes coups de coeur - Communauté : ARTS DES MAINS ET DES MOTS
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 20:57
Pour Hervé, pour tous ceux qui de près ou de loin sont confrontés à la maladie d'Alzheimer...
Et pour le plaisir de vous faire découvrir -ou redécouvrir- deux merveilleuses chansons de Lynda Lemay...
"Tu t'appelles Marguerite"...et sa réponse, son miroir "Je m'appelle Marguerite".
Je ne peux écouter ces deux chansons là sans éprouver une grande émotion...

Même si cela fait un peu long, je vous communique les paroles des deux chansons, elles en valent vraiment la peine...

Tu t'appelles Marguerite, Lynda Lemay

tu t'appelles marguerite
j't'appelle encore la voisine d'en face
quand on etait petites
tu etais la plus jolie de la classe
on revenais d'l'ecole à bicyclette
on s'planquait dans l'sous-sol pour s'faire en cachette
nos petites confidences de fillettes
tu t'appelles marguerite
j'ai nos 23 juin au fond du coeur
on vidait nos pupitres
on faussait un "adieu m'sieur l'professeur"
puis on courait se mettre en maillots d'bain
on plantais l'arrosoir au bord du jardin
pour rire sous les gouttelettes
puis enfin

(REFRAIN):
On regardait de loin
le soleil se coucher
on riait un peu moins
on etait fatiguées
on disait: "regarde bien
le ciel est tout rosé
il fera beau demain
faudra en profiter"
on a la jeunesse et la chance
d'avoir une bonne amie d'enfance

l'enfance a pris la fuite
la revolte t'a frapée de plein fouet
aurais-tu eu trop vite
onze ans et plus de courbes qu'il n'en fallait
tes parents dormaient sur leurs deux oeilleres
rêvant d'une honorable belle carrière
pour toi la tendre chair de leur chair
tes rêves etaient precis
t'avais ta liberté à conquerir
tu avais tant flauri
tu sentais le bon coeur pret a cueillir
les garçons se ruaient sur tes rondeurs
et j'en ai vu plus d'un de tirer des pleurs
mais on riait sous tes gouttelettes puis enfin

( REFRAIN )

Puis un beau soir t'as fait ta valise
t'as dit: "je suis prête"
on s'est promis toutes sortes de bêtises
en riant sous des tonnes de gouttelettes

on a r'gardé de loin
le soleil se coucher
on riait un peu moin
on etait fatiguées
on a dit: "regarde bien
le ciel est tout rosé
il fera beau demain
faudra en profiter"
et tu es partie dans l'silence
ma bonne et seule amie d'enfance

tu t'appelle marguerite
j't'appelle encore la voisine d'en face
t'as la chambre 108
t'es toujours la plus jolie de la place
t'as eu quelques maries et trois enfants
sui viendront p't-être a paques ou au jour de l'an
mais t'as moins de visite
depuis qu'ta memoire a foutu le camp
quand le hasard a j'té nos vieux corps
dans l'même corridor
j'ai senti monter sous mas lunettes
comme une petite marée de gouttelettes

on regardera encore
le soleil se coucher
et si jamais tu t'endors
si t'es trop fatiguée
j'te dirai: "regarde bien
le ciel est tout rosé
il fera beau demain
faudra en profiter"
mais tant qu'tu pars pas dans l'silence
j'vais t'remémorer ton enfance

tu t'appelles marguerite
j't'appelle encore la voisine d'en face
quand on etait petites tu etais la plus jolie de la classe

  Je m'appelle Margueritevieille01.jpg Les minutes s'égrénent, mes heures et mes semaines filent en fumées,
Faudrait qu'j'me souvienne, je ne peux plus m'arreter d'oublier,
J'ai oublié l'adresse de ma maison, j'ai oublié ma veste à la réflexion.
J'ai peur qu'il ne me reste qu'un prénom : Je m'appelle Marguerite.
Mais quel est ce village que je traverse?
Je vais marcher plus vite, j'ai peur que le gros nuage échappe une averse.
J'ai rencontré 2 ou 3 inconnu : des petits effontrés qui m'ont dit salut.
Est-ce que j'les connaissait, je ne sais plus.
Je regarde de loin le soleil se coucher, je ne sais plus mon chemin, je me sens fatiguée.
Si je me rappelle bien quand le ciel est tout rosé, c'est qu'il fera beau demain, j'voudrais en profité.
Mais j'ai de l'esprit en absence, j'ai plus d'ami, j'ai plus d'absence.

Mes heures s'entretuent, mon coeur a des secrets qui me tenaille, mon coprs ne sait même plus si quelqu'un a germé dans mes entrailles.
J'ai perdu la notion du temps qui passe, je me mire dans une vitrine comme dans une glace.
J'ai pas trop mauvaise mise mais hélas j'ai les cheveux en bataille, j'ai oublié de soigner ma coiffure.
Je n'ai même pas mon chandaille, j'ai qu'une chemise de nuit en pleine nature.
Et qui donc est cette femme d'age mur qui se dépêche à descendre d'une voiture. Qui m'agrippe le bras et murmure :

Ne vois-tu pas de loin le soleil se coucher.
Il est tard allez vient, tu es surment fatigué.
Elle me dit regarde bien, le ciel est tout rosé, il fera beau demain, faudra en profiter.
Je t' ai retrouver, t'as de la chance mais faudrait pas q'tu recommence.
Elle m'a réinventé toute une enfance, là sur la banquette.
Elle m'a ramené à la résidence, à ma chambre et enfin de ma fenêtre, on a regarder de loin le soleil se coucher.
On parlait un peu moins, on était fatigué.
On a dit regarde bien le ciel est tout rosé, il fera beau demain, faudra en profiter.
Et là je l'ai reconnue, je pense. Ma bonne et seule amie d'enfance.

Les minutes s'en vont, prennent mes souvenirs comme en otage, j'ai le sommeil d'un poupon mais la nuit noire blanchie mes images.
J'me réveille une photo entre les mains : deux petites filles qui court au bord d'un jardin.
Mais qui sont ces enfants? C'est fou ce que ma mémoire a foutu l'camps.
J'entends glisser dans le corridor de molle chaussures et comme une vie sur mon cerveau mort,
Ya la voix de cette femme qui murmure :

On regardera encore le soleil se coucher et si jamais tu t'endors, si t'es trop fatigué,
j'te dirai regarde bien le ciel est tout rosé, il fera beau demain faudra en profiter.
Mais tant qu'tu pars pas dans le silence, j'vais te remémorer ton enfance :

Tu t'appelles Marguerite,
J't'appelle encore la voisine d'en face
Quand on était petite,
Tu étais la plus jolie de la classe.

 
Par maryvonne - Publié dans : Mes coups de coeur - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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