Chaque instant est bonheur
à qui est capable de le voir comme tel
Henry Miller
CESTMAMANKILAFAIT
Chaque instant est bonheur
à qui est capable de le voir comme tel
Henry Miller
J'aime beaucoup cette émission de Faustine Bollaert, "Et si c'était ça le bonheur ?", sur Europe 1 , où des sujets très variés sont traités avec
beaucoup de profondeur mais dans la bonne humeur et la simplicité....On ne se "prend pas la tête", mais on apprend beaucoup sur soi et sur les autres, et les invités sont souvent de
qualité...
Bon malheureusement, cela passe en semaine entre 14h30 et 15h30, donc une heure où je suis rarement disponible pour écouter la radio ! Mais on ne pense pas toujours qu'on peut retrouver ces émissions sur internet...
J'ai été très touchée par l'émission de mercredi 20 avril sur le "burn out" des mamans : L'invitée était Stéphanie Allénou, autour de "Mère épuisée". Maman de 3 enfants rapprochés (dont des jumeaux) elle témoigne de ce moment où elle a senti qu'elle craquait complètement, à la limite de ne plus supporter ses enfants, épuisée par le quotidien, le manque de relations extérieures et d'activités intellectuelles, le manque de reconnaissance aussi, l'impression de ne pas contrôler ses enfants, de ne pas y arriver, de ne pas se faire obéir ou respecter...
On découvre dans l'émission que cette situation arrive plus souvent qu'on ne pense. Cela concerne souvent des mamans plutot perfectionnistes, qui ont une haute idée de leur rôle de maman au foyer et d'éducatrice, et veulent bien faire... Des maris témoignent aussi, et racontent leur prise de conscience, et les efforts qu'ils ont entrepris pour aider et soutenir mieux leur épouse... Une des solutions bien souvent adoptée (mis à part bien sûr une aide au quotidien) était de permettre à la maman de partir régulièrement seule en weekend ou en vacances, pour souffler, couper, se reposer...
J'avais des larmes aux yeux d'écouter ces témoignages. J'ai retrouvé tout ce que j'ai vécu pendant des années, avec mes 4 enfants en 17 mois, dans une région où je ne connaissais personne...Bien sûr je me suis fait aider (nourrice, aide à domicile quand ils étaient petits, crèche) , bien sûr mon mari m'aidait activement le soir en rentrant du travail et le weekend.
Mais moi, j'étais TOUJOURS là. Pas de pause. Pas de coupure. Et surtout cette immense solitude affective dans laquelle je vivais cela. Et l'impression de gérer seule les colères, les nons, les explications, parfois même les provocations et les insultes de mes loulous, sans intervention de mon mari, "car il n'était pas là au début de la crise donc ne voulait pas intervenir"...
Tout cela m'est revenu en écoutant cette émission....et j'étais émue en écoutant les réactions des maris, en écoutant ces mères parler de ces quelques jours de vacances qu'elles s'octroyaient désormais.
Le seul repos que j'ai eu dans les 10 premières années de mes loulous, c'est lorsque j'ai été hospitalisée 10 jours, épuisée, avec pneumopathie, opération des sinus, mais surtout surmenage. Les triplés avaient 2 ans et je venais d'assurer un déménagement à travers la France. Et je repense à tous ces moments où j'ai pleuré, hurlé, où je me retrouvais accroupie contre un mur, comme folle, n'en pouvant plus. Où j'ai déversé sur mes gamins toute ma détresse et ma fatigue...
Alors oui, mamans qui me lisez, sachez imposer ces moments de repos, de trève, de vacances...Et NE CULPABILISEZ PAS ! Car vous le ferez non seulement pour vous, mais aussi pour vos enfants...et pour votre couple !
Cela fait bien longtemps que je n'avais pas participé à la Communauté "Musique à Coeur Ouvert", mais le thème proposé cette semaine par Virginie d'Edensland m'inspire : COMPRENDRE ET PARDONNER;...
alors voila , j'ai choisi cette magnifique chanson de Jacques Brel, qui reste, au niveau des textes, mon chanteur préféré :
Pardon pour cette fille
Que l'on a fait pleurer
Pardon pour ces regards
Que l'on quitte en riant,
Pardon pour ces visages
Qu'une larme a changé
Pardon pour ces maisons
Où quelqu'un nous attend
Et puis pour tous ces mots
Que l'on dit "mots d'amour",
Et que nous employons
En guise de monnaie
Et pour tous les serments
Qui meurent au petit jour
Pardon pour ces jamais,
Pardon pour ces toujours.
Pardon pour pour les hameaux
Qui ne chantent jamais,
Pardon pour les villages
Que l'on a oubliés,
Pardon pour les cités
Où nul ne se connaît,
Pardon pour les pays
faits de sous-officiers
Pardon d' être de ceux qui se foutent de tout
Et pour ne pas avoir
Chaque jour essayé,
Et puis pardon encore
Et puis pardon surtout
De ne jamais savoir
Qui doit nous pardonner
Une ambiance inhabituelle en ce dimanche après midi : le grand calme qui régnait ne s'expliquait pas pour une fois par 4 ados accaparés par leurs
chers ordinateurs et jeux en lignes.
Non, l'ambiance était au ....TRAVAIL !
Si si je vous assure...j'hésite même à écrire ce mot, j'ai peur de mal l'employer, d'exagérer le propos, comprenez bien,
je n'ai pas tellement l'habitude !
Vous me confirmerez si je peux bien employer ce mot. Je décris la situation.
- Dehors Laurent, qui a fait ses devoirs ce matin, s'applique à nettoyer à fond l'intérieur de ma voiture.
- Dans sa chambre, Guillaume travaille sur un devoir de SI (sciences de l'ingénieur).
- Et sur la table de la salle à manger, nous sommes trois, sagement installés, dans un grand silence : Nicolas et Sylvain planchent sur les révisions de leur brevet blanc, qui a lieu mardi et mercredi (nous aurons une petite pensée pour eux !). Sylvain se fait une fiche avec les repères chronologiques pour l'épreuve de sciences humaines, et Nicolas refait le brevet de français en s'appliquant sur les fonctions des mots, les synonymes, les conjugaisons etc...
Et moi ? et bien j'ai terminé mon premier rapport officiel en lien avec mon stage, "description de l'établissement et des partenaires", et je l'ai relié en deux exemplaires. Ca fait classe, je suis fière de mon travail, que je dois rendre ce vendredi. Il ne me reste plus que 3 rapport du même genre à rendre avant le 15 mars...
Oui, à la réflexion, je peux bien le dire : Nous avons bien TRAVAILLE ...
Récemment je suis tombée sur un interview de Michael Lonsdale, qui jouait le rôle de Frère Luc dans "Des hommes et des
Dieux".
Pour répondre à la question : "N'avez vous pas peur que le rôle de frère Luc réduise un peu le champ de vos possibles ?", il a une réponse qui me parle beaucoup :
"Ces deux dernières années m'ont amené sur des sujets spirituels. Mais je ne suis jamais aussi content qu'en me trouvant là où l'on
ne m'attend pas. Mon souhait est d'être un passeur de texte, quelle que soit leur forme. J'espère mettre sur les choses de la vie une lumière spéciale. Comme le dit un de mes amis, dominicain, "les artistes sont les témoins de la lumière".
C'est à nous d'encourager les gens à vivre et de montrer la lumière qu'il y a dans chaque être humain."
Je pense personnellement qu'on est tous un peu des artistes, chacun à notre place, dans notre famille, dans notre travail, dans la société. Je dois être consciente d'abord qu'il y a une certaine lumière en moi, que je dois laisser allumée, entretenir, et surtout accepter qu'elle peut éclairer les autres. Et je peux être, à ma place, "passeur de texte", c'est à dire à ma façon mettre une lumière spéciale sur les choses de la vie, montrer la lumière qu'il y a dans chaque être humain.
J'en suis non seulement convaincue, mais je réalise aussi que dans mon évolution, ma "révolution" de ces derniers mois, j'apprends chaque jour un peu plus à laisser vivre et agir cette lumière en moi, à regarder aussi la vie autrement, à donner un autre sens à mes relations avec les autres.
Une lumière spéciale...c'est le verre à moitié plein, c'est le langage d'amour à découvrir, c'est le lacher prise...
Je viens de finir un livre vraiment intéressant : "Une famille d'amour" de Gary Chapman. Le sous-titre : "Cinq caractéristiques d'une famille en bonne
santé".
C'est un ouvrage vivifiant, plein de bons conseils, de trucs pratiques, pour redonner du sens à sa famille, retrouver des relations vraies avec ses enfants, réfléchir aux valeurs qu'on souhaite transmettre et la façon de créer une atmosphère conviviale et pleine d'amour.
J'ai particulièrement apprécié un rappel des 5 langages de l'amour :
- les paroles valorisantes
- les moments de qualité
- le toucher physique
- les cadeaux
- les services
Chaque personne est plus sensible à un ou deux de ces langages, et il est important de favoriser ce langage là pour remplir son "réservoir d'amour", créer du lien, enrichir la relation, lui donner confiance en lui...
Un enfant peut être plus touché par un petit cadeau ,une petite attention personnelle. Un autre peut apprécier particulièrement un moment en tête à tête, pour faire du shopping ou un jeu de carte. Pour un autre, c'est un petit compliment qui lui fera du bien...
Il est donc important de découvrir les 2 principaux langages de l'amour de ses enfants, mais aussi de son conjoint, et de soi-même.
C'est un livre qui peut donner des regrets si on regarde le verre à moitité vide : Voila tout ce que j'aurais pu faire, voila ce que je n'ai pas fait, les relations avec mes enfants auraient été meilleures si j'avais appliqué tout cela...
Mais c'est un livre plein d'espoir si on regarde le verre à moitié plein : même si mes enfants sont des ados, il n'est pas trop tard pour re-créer un climat d'amour et de bienveillance, pour re-créer du lien avec chacun d'entre eux, pour témoigner par l'exemple de mes valeurs profondes, celles que j'avais enfouies, auxquelles j'avais renoncées...
Just do it !
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