Chaque instant est bonheur
à qui est capable de le voir comme tel
Henry Miller
CESTMAMANKILAFAIT
Chaque instant est bonheur
à qui est capable de le voir comme tel
Henry Miller
Pour le weekend de l'ascencion, j'étais invitée avec mes enfants au Baptême de Timothée, l'un de mes petits neveux. La fête se passait à Grenoble.
Dans ma "vie d'avant", je dois dire que faire un aller retour de 2 fois 580 km juste pour un weekend me rebutait. J'ai ainsi loupé plusieurs réunions familiales, faisant d'ailleurs de la peine à ma soeur qui les organisait. Je prétextais la fatigue, les semaines chargées, les enfants (bon c'est vrai que parfois, bouger avec les 4 enfants petits n'était pas facile)...bref...LA FLEMME QUOI !!!
Mais dans ma NOUVELLE VIE d'aujourd'hui, j'ai été ravie d'accepter l'invitation de mon neveu. Super, l'occasion de revoir toute la famille, et le petit Timothée qui a du bien grandir depuis Noël...et puis un Baptême, c'est une si belle fête : c'est l'accueil d'un enfant dans la Famille (on peut déjà se contenter de cette signification) et dans la Famille des Chrétiens si l'on est croyant.
Et je suis ravie de l'avoir fait.
D'abord, le trajet n'est pas si terrible que ça...Un bon programme musical préparé à l'avance, permettant entre autre de chanter et de se défouler un peu avec mes ados (ah les paroles de Let it Be, n'est ce pas Sylvain ?); quelques grignottages. Des consoles pour les ados. Et ça va tout seul.
Et puis ce weekend a été l'occasion de belles et vraies rencontres. Joie de retrouver mes proches et de partager ensemble des moments simples. Mais aussi découverte de Belles Personnes, pleines de richesses, et tant de personnes si différentes ! Quelle joie de s'ouvrir à l'autre, de découvrir qui il est, ce qu'il fait, ce qu'il pense...mais aussi de préparer avec ces mêmes Autres les plateaux de petits fours en bavardant, de faire des jeux de société en rigolant...
Une Rencontre particulièrement belle a été celle d'Isabelle et de sa famille : depuis 10 ans, ils accueillent des enfants devant être opérés du coeur en France, dans le cadre de la Chaine de l'Espoir. C'est un véritable engagement auprès de l'enfant accueilli, dont il faut s'occuper pendant plusieurs semaines comme de son propre enfant, avec en plus la maladie présente, les visites à l'hopital, la fragilité, l'opération etc...Dans cette famille, chacun contribue au projet, les jeunes soulageant au maximum la maman lorsqu'un enfant est accueilli, s'occupant activement de l'enfant etc...J'ai ainsi rencontré Boubou, bébé malien de 14 mois, qui a été opéré il y a quelques semaines et découvre d'un coup les gestes dont il était privé : se tenir assis, même debout, manger normalement sans s'épuiser etc...Quel amour dans cette famille, quelle solidarité et quelle joie autour de ce projet commun !
Enfin cette cérémonie de Baptême était magnifique, pleine de joie et de musique, d'humanité et d'accueil. Et elle a revêtu pour moi un sens très personnel qui m'a profondément émuE, moi qui suis en train de renaître à la vie, de démarrer une autre vie...J'ai eu l'impression que ce Baptême était aussi pour moi...
Oui, un weekend riche sur tous les plans. Et je SAIS désormais que je ne refuserai plus de telles occasions de VIVRE, tout simplement, dans la joie de la RENCONTRE ...
Non non, je ne suis pas partie en vacances...
Mais ce sont les lieux que Nicolas et Sylvain ont la chance de visiter cette semaine en voyage scolaire.
Je trouve ça vraiment fantastique de proposer un tel voyage aux collégiens, ils ont une chance folle et je crois qu'ils en étaient bien conscients en préparant le voyage !
Je suis admirative devant les efforts de quelques professeurs, qui préparent activement cette expédition depuis le début de l'année, pour amener 50 enfants de la 6ème à la 3ème (les latinistes en fait). Quel travail cela doit demander, depuis la conception du voyage jusqu'à la réalisation pratique ! trouver le voyagiste, récupérer tous les papiers pour les enfants, faire les réunions d'information, faire un budget, trouver des aides financières, préparer l'aspect pédagogique, les activités à faire sur place et pendant le voyage...
Et parlons en du voyage : 23 heures de bus aller, 23 heures de bus retour ! sans compter que sur place, les profs ne vont surement pas souffler beaucoup. Quelle responsabilité.
Alors CHAPEAU à vous, chers profs accompagnateurs, pour votre implication et votre motivation ! Merci de donner cette occasion à nos enfants de vivre une expérience unique, de découvrir ces sites magnifiques, de vivre une semaine hors du temps. MERCI !
Hier soir c'était la nuit des musées...Pour la première fois, j'ai décidé d'y participer et d'emmener les
garçons.
Nous avons choisi le tout nouveau Mémorial des Enfants du Vel d'Hiv (Cercil), inauguré en janvier par Simone Weil et Jacques Chirac, à Orléans.
Pourquoi ce choix ? Nicolas et Sylvain, en 3ème, travaillent sur la seconde guerre mondiale et le sujet les passionne. De plus ils ont eu à réaliser un dossier d'histoire des arts pour le brevet, et on pris comme thème, l'un la résistance, l'autre la déportation des juifs...
Donc c'était l'occasion de découvrir ce lieu de mémoire et de documentation, sous une forme encore plus vivante.
Magnifique soirée, et je suis épatée par l'attention et l'intéret des garçons. Le musée est vraiment bien fait, et donne forme humaine à ces milliers de déportés, et en particulier à ceux qui ont été d'abord internés dans les camps du Loiret (Jargeau, Pithiviers, Beaune la Rollande). Grace aux archives et à une mise en forme très "vivante", ce ne sont plus "les juifs" ou "les tsiganes" qui ont été internés puis déportés, mais des visages humains, des histoires de vie, des noms, des âges. Sylvain a par exemple été bouleversé par un portrait réalisé par une des personnes lors de son internement.
Durant la soirée, nous avons écouté des lettres écrites par des juifs lors de leur internement à Pithiviers ou Beaune la Rollande. Nous avons même lu une lettre chacun...Quel émotion...
Puis nous avons vu un film décrivant le "travail" des juifs dans des fermes de Sologne...
Bref, nous avons ressenti grace à ce musée et cette soirée que ce n'était pas "là bas", "il y a longtemps", "des étrangers", mais que c'est une histoire vivante, toute proche, humaine...et tellement injuste !
Au dela de l'intérêt que j'ai trouvé moi-même dans cette visite, j'ai eu aussi la fierté de me dire que maintenant, j'arrive à partager cela à mes deux garçons, qu'ils sont capables d'être à l'écoute, ouverts...et c'est très nouveau !
J'aime beaucoup cette émission de Faustine Bollaert, "Et si c'était ça le bonheur ?", sur Europe 1 , où des sujets très variés sont traités avec
beaucoup de profondeur mais dans la bonne humeur et la simplicité....On ne se "prend pas la tête", mais on apprend beaucoup sur soi et sur les autres, et les invités sont souvent de
qualité...
Bon malheureusement, cela passe en semaine entre 14h30 et 15h30, donc une heure où je suis rarement disponible pour écouter la radio ! Mais on ne pense pas toujours qu'on peut retrouver ces émissions sur internet...
J'ai été très touchée par l'émission de mercredi 20 avril sur le "burn out" des mamans : L'invitée était Stéphanie Allénou, autour de "Mère épuisée". Maman de 3 enfants rapprochés (dont des jumeaux) elle témoigne de ce moment où elle a senti qu'elle craquait complètement, à la limite de ne plus supporter ses enfants, épuisée par le quotidien, le manque de relations extérieures et d'activités intellectuelles, le manque de reconnaissance aussi, l'impression de ne pas contrôler ses enfants, de ne pas y arriver, de ne pas se faire obéir ou respecter...
On découvre dans l'émission que cette situation arrive plus souvent qu'on ne pense. Cela concerne souvent des mamans plutot perfectionnistes, qui ont une haute idée de leur rôle de maman au foyer et d'éducatrice, et veulent bien faire... Des maris témoignent aussi, et racontent leur prise de conscience, et les efforts qu'ils ont entrepris pour aider et soutenir mieux leur épouse... Une des solutions bien souvent adoptée (mis à part bien sûr une aide au quotidien) était de permettre à la maman de partir régulièrement seule en weekend ou en vacances, pour souffler, couper, se reposer...
J'avais des larmes aux yeux d'écouter ces témoignages. J'ai retrouvé tout ce que j'ai vécu pendant des années, avec mes 4 enfants en 17 mois, dans une région où je ne connaissais personne...Bien sûr je me suis fait aider (nourrice, aide à domicile quand ils étaient petits, crèche) , bien sûr mon mari m'aidait activement le soir en rentrant du travail et le weekend.
Mais moi, j'étais TOUJOURS là. Pas de pause. Pas de coupure. Et surtout cette immense solitude affective dans laquelle je vivais cela. Et l'impression de gérer seule les colères, les nons, les explications, parfois même les provocations et les insultes de mes loulous, sans intervention de mon mari, "car il n'était pas là au début de la crise donc ne voulait pas intervenir"...
Tout cela m'est revenu en écoutant cette émission....et j'étais émue en écoutant les réactions des maris, en écoutant ces mères parler de ces quelques jours de vacances qu'elles s'octroyaient désormais.
Le seul repos que j'ai eu dans les 10 premières années de mes loulous, c'est lorsque j'ai été hospitalisée 10 jours, épuisée, avec pneumopathie, opération des sinus, mais surtout surmenage. Les triplés avaient 2 ans et je venais d'assurer un déménagement à travers la France. Et je repense à tous ces moments où j'ai pleuré, hurlé, où je me retrouvais accroupie contre un mur, comme folle, n'en pouvant plus. Où j'ai déversé sur mes gamins toute ma détresse et ma fatigue...
Alors oui, mamans qui me lisez, sachez imposer ces moments de repos, de trève, de vacances...Et NE CULPABILISEZ PAS ! Car vous le ferez non seulement pour vous, mais aussi pour vos enfants...et pour votre couple !
Une ambiance inhabituelle en ce dimanche après midi : le grand calme qui régnait ne s'expliquait pas pour une fois par 4 ados accaparés par leurs
chers ordinateurs et jeux en lignes.
Non, l'ambiance était au ....TRAVAIL !
Si si je vous assure...j'hésite même à écrire ce mot, j'ai peur de mal l'employer, d'exagérer le propos, comprenez bien,
je n'ai pas tellement l'habitude !
Vous me confirmerez si je peux bien employer ce mot. Je décris la situation.
- Dehors Laurent, qui a fait ses devoirs ce matin, s'applique à nettoyer à fond l'intérieur de ma voiture.
- Dans sa chambre, Guillaume travaille sur un devoir de SI (sciences de l'ingénieur).
- Et sur la table de la salle à manger, nous sommes trois, sagement installés, dans un grand silence : Nicolas et Sylvain planchent sur les révisions de leur brevet blanc, qui a lieu mardi et mercredi (nous aurons une petite pensée pour eux !). Sylvain se fait une fiche avec les repères chronologiques pour l'épreuve de sciences humaines, et Nicolas refait le brevet de français en s'appliquant sur les fonctions des mots, les synonymes, les conjugaisons etc...
Et moi ? et bien j'ai terminé mon premier rapport officiel en lien avec mon stage, "description de l'établissement et des partenaires", et je l'ai relié en deux exemplaires. Ca fait classe, je suis fière de mon travail, que je dois rendre ce vendredi. Il ne me reste plus que 3 rapport du même genre à rendre avant le 15 mars...
Oui, à la réflexion, je peux bien le dire : Nous avons bien TRAVAILLE ...
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