Chaque instant est bonheur
à qui est capable de le voir comme tel
Henry Miller

Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 07:39

Un article de Marie-Lore m'a inspirée hier matin : En titre, elle pose la question "et si on essayait de ne pas poser de jugement, juste une journée ?"

Je me suis dit "chiche !  aujourd'hui, je vais m'observer, et voir comment je me situe sur ce plan..". C'est donc ce que j'ai fait toute la journée d'hier, (non je n'ai pas fait QUE ça !!!!!), et voici le résultat.

Il faut que je dise d'abord que il n'y a pas si longtemps, juger (les autres et moi même) était une habitude, un penchant naturel. Si un enfant disait ou faisait quelque chose de pas bien, je lui donnais une étiquette du style "qu'est ce que tu es maladroit ! Tu vas me rendre folle ! etc...", pareil pour toutes les contrariétés de la vie quotidienne, où j'avais tendance à beaucoup critiquer les autres. Voyons ce que ça a donné hier :
- Arrivée des enfants au petit déjeuner : Laurent fait la tête (comme d'habitude le matin) et cherche la provocation. Premier réflexe dans ma tête : Il va ENCORE me prendre la tête, quelle tête de mule celui là. et surtout, une envie qui me démange de lui faire un discours moralisateur.STOP !!!! C'est juste un ado qui a du mal à se lever, qui cherche à se positionner en tant qu'ado...Je ne dis rien, j'accepte cet état de fait. Pas de dépense d'énergie inutile ni d'agressivité. Quel gain de temps et de stress.
- Une cliente me laisse à peine 30 min pour faire ma présentation de jeux, pour finir avec un "laissez moi votre catalogue, on vous appellera". Premier réflexe : J'ai fait 60 km aller puis 60 km retour pour entendre ça, elle aurait pu me consacrer plus de temps et m'acheter un jeu...STOP !!! Elle êst à la bourre comme toutes les instits aujourd'hui, elle a un petit budget par rapport à toutes ses idées et ses besoins, elle n'est pas obligée de me prendre un produit....et ce n'est pas sa faute si j'ai fait 60 km pour venir la voir ! Du coup, je passe de l'énervement au simple constat. Quel gain en stress !
-Le soir, la coiffeuse est là. Je parle avec elle et Nicolas nous interrompt sans arrêt pour faire des remarques déplacées, sous prétexte de faire de l'humour. Je monte le ton, le remet à sa place : "Je ne t'autorise pas à me faire ce genre de remarque, tu arrêtes tout de suite". Il n'y a pas si longtemps, j'aurais continué pendant une demie heure, en prenant la coiffeuse à témoin : "C'est TOUJOURS comme ça, il n'a AUCUN respect, il ne sait JAMAIS les limites etc...." Quel gain de salive et de stress !
- Avec la coiffeuse, on évoque l'anniversaire des garçons, où on avait invité les copains au bowling. Je rale car beaucoup n'ont même pas pris la peine de répondre, et ne sont pas venus sans prévenir. Et là, ça a été plus fort que moi....J'y suis allé sur le couplet du manque de savoir-vivre des gens...

Bilan : Je suis heureuse de constater que j'ai fait des progrès ! J'ai moins tendance à JUGER, mais arrive à mieux ACCEPTER les choses...Les recevoir telles quelles , sans en faire une histoire. Cela ne veut pas dire TOUT ACCEPTER, un enfant doit être remis à sa place s'il ne se comporte pas correctement, mais faire la remarque sans JUGEMENT, sans ETIQUETTE, sans GENERALISATION...
Et quel gain au niveau du temps, de l'énergie et surtout....du stress !
Merci Marie-Lore de m'avoir indirectement permis de faire cette expérience et ce bilan !

Par maryvonne - Publié dans : de tout et de rien... - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 17:45
Aujourd'hui, j'avais un battement de 2 heures entre deux rendez-vous, à 60 km de la maison.
Donc pas de possibilité de rentrer à la maison.
Premier réflexe : Oh zut alors, deux heures de perdues. Je m'équipe alors de plein de choses pour mettre à profit ces deux heures : Le pique nique, d'abord, mais aussi des exercices de scrabble, du patchwork, de la lecture, des CD...Bref, tout un arsenal anti-perte-de-temps !!!!
Et bien savez vous ce que j'ai fait pendant ces deux heures ?
Bien sûr, j'ai mangé...Puis je suis allée marcher dans la campagne, en observant les jeux du soleil à travers les nuages, derrière les arbres, les contrastes de couleur dans les champs (du marron foncé des chants labourés au vert clair du blé naissant)...en écoutant le silence de la campagne, interrompu par quelques aboiements de chien ou piaillements de basse-cour. Il faisait froid, mais c'était si bon de prendre le temps d'observer cette beauté toute simple de la nature...




Et puis après...je me suis installée confortablement dans ma voiture, avec une couverture, et J'AI DORMI !!! J'ai été réveillée par la cloche de l'église du village, m'annonçant qu'il était temps, déjà, de reprendre la route pour mon prochain rendez-vous.














Je n'ai donc RIEN FAIT, je n'ai pas vu le temps passer...et il n'y a pas en moi, mais alors pas du tout, la moindre trace de culpabilité !!! Au contraire, j'ai l'impression d'avoir fait quelque chose d'extraordinairement utile :


PRENDRE LE TEMPS DE VIVRE ET DE GOUTER LE MOMENT PRESENT !!!
Par maryvonne - Publié dans : mes petits bonheurs - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 17:29

Pour recevoir, il faut donner.
Pour être aimé, il faut aimer.
Pour être accueilli, il faut accueillir.
Pour être écouté, il faut avoir su écouter.
Pour être entouré, il faut être ouvert et généreux.
Pour être compris, il faut soi-même être tolérant.
Pour vivre dans une atmosphère sereine, il faut soi-même être calme et détendu...
Ainsi va la vie. CHACUN RECOLTE CE QU'IL SEME.

extrait de "petite philosophie du matin"

Je pense à semer des graines, dans ma vie quotidienne. Mais j'ai aussi l'humilité de me dire que les graines que j'ai semée ne donneront pas une récolte TOUT DE SUITE...

Par maryvonne - Publié dans : pensées, citations and co - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 00:00
Voici un deuxième extrait de "mange, prie, aime" de Elisabeth Gilbert.

Lâcher prise, naturellement, est une entreprise effrayante pour ceux d'entre nous qui croient que le monde ne tourne que parce qu'il est doté en son sommet d'une manivelle que nous actionnons en personne, et que, si jamais nous lachions cette manivelle, ne serait-ce qu'un instant, eh bien ce serait la fin de l'univers.
Essaie pourtant de la lâcher, Liz.
C'est le message que je reçois. Assieds toi tranquillement et arrête de vouloir sans cesse participer. observe ce qui se passe. Les oiseaux ne tombent pas du ciel foudroyés en plein vol, après tout. Les arbres ne se vident pas de leur sève et ne s'étiolent pas. Nulle effusion de sang ne vient rougir l'eau des rivières. Les vie continue à aller de l'avant. Même la poste italienne va poursuivre son petit train-train clopin-clopant, sans toi- d'où te vient cette certitude que ton micromanagement de chaque instant est à ce point indispensable à la bonne marche globale du monde ? Pourquoi ne lui lâches tu pas les baskets ?
J'entends cet argument, et il me plaît. Je crois à sa pertinence, intellectuellement. J'y crois vraiment. Mais je me demande-compte tenu de toutes mes aspirations qui ne font jamais relâche, de ma ferveur surexcitée et de ma nature toujours affamée- à quoi je vais bien pouvoir employer mon énergie, à la place.
Cette réponse arrive également.
Cherche Dieu, Liz, cherche Dieu comme un homme dont la tête est en feu cherche l'eau.
Par maryvonne - Publié dans : pensées, citations and co - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 17:21

RISQUER

 

 

Rire, c’est risquer de paraître fou ;

Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental ;

Rechercher les autres, c’est s’exposer aux complications ;

Dévoiler ses sentiments, c’est risquer de montrer sa vraie nature ;

Traîner ses idées, ses rêves devant la foule, c’est risquer de les perdre ;

Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour ;

Espérer, c’est risquer le désespoir ;

Essayer, c’est risquer l’échec.

 

Mais il faut prendre des risques car ne rien risquer c’est plus hasardeux.

Celui qui ne risque rien, ne fait rien, n’est rien.

Il peut éviter la souffrance et la tristesse
mais il ne peut apprendre le vrai sens des sentiments,
du renouvellement, de la sublimation, de l’amour de la vie.

Enchaîné par ses certitudes, il est esclave, il a abandonné la liberté.

Seul celui qui risque et se risque est libre…

 

  

 

Albert Coccoz, guide de haute montagne,
disparu dans une avalanche,
avec sa femme et sept autres personnes.

Voilà un texte qui me parle tout particulièrement. Il y a quelques semaines, je me faisais une montagne de la reprise d'un travail, et trouvais des tonnes d'arguments pour ne pas retravailler... Et comment on fera si, et comment ça se passera en cas de etc... Et je suis fière de m'être lancée, d'avoir "risqué" cette nouvelle expérience. Sachons être audacieux, oser, car c'est ce qui donne du sel à notre vie...

Par maryvonne - Publié dans : pensées, citations and co - Communauté : Passeurs d'espoirs
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 plus fort que la haine

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