Chaque instant est bonheur
à qui est capable de le voir comme tel
Henry Miller
CESTMAMANKILAFAIT
Chaque instant est bonheur
à qui est capable de le voir comme tel
Henry Miller
Je voulais depuis un moment déjà écrire un article sur ce GRAND film, "DES HOMMES ET DES DIEUX" de Xavier Beauvois. J'avais mes idées en tête,
quelques phrases de description, les scènes qui m'ont le plus marquée, et également ce que ce film a éveillé en moi, mes impressions...
Mais Vivi l'a fait avant moi...et c'est donc pour moi l'occasion de vous faire découvrir ce nouveau blog qui me plait BEAUCOUP. Bravo Vivi de d'être enfin lancée, je savais que tu aurais des choses magnifiques à nous partager et que tu le ferais merveilleusement bien, et la lecture de tes premiers articles le confirme.
Donc ...en découvrant cet article de Vivi, je me suis dit que ce n'était pas la peine de faire le mien...Car je suis entièrement en phase avec TOUT ce qu'elle écrit, et elle l'a fait tellement mieux que je ne l'aurais fait moi même !
Si avec ça vous n'avez pas envie de voir le film !
Ce film est courageux tout d'abord, car il OSE LE SILENCE ET LA LENTEUR. Pas d'autre musique que les chants liturgiques, des plans longs sur des visages, des dos tournés en prière, des paysages, qui nous font vraiment pénétrer dans la vie monastique.
Courageux aussi car il ne fait pas d'hypothèse sur les circonstances de la mort de ces 7 religieux. Ce n'est pas le plus important. L'accent est mis sur leur ENGAGEMENT, et également sur LE CHOIX assumé, réfléchi, le choix de rester malgré le danger, de poursuivre jusqu'au bout leur mission.
Oui, au delà de l'histoire, de l'ambiance magnifique de ce monastère, du caractère attachant de chacun des personnages (ah, frère Luc, quel belle Personne), ce film me parle car il met en valeur des valeurs qui me touchent, plus particulièrement en cette période où CHOIX et ENGAGEMENT ne sont pas des mots vains pour moi.
Bon Vivi, j'ai quand même rajouté mes commentaires personnels, c'était plus fort que moi, mais encore bravo pour cet article et ton blog.
Comme ce début d'année est particulièrement mouvementée pour moi, le stress, la surcharge d'activités, mais aussi le poids de nouvelles responsabilités, font que...parfois...et bien...je ne suis pas toujours zen avec les enfants.
C'est le moment de ressortir un livre que j'ai lu cet été, et qui m'a beaucoup plus...
Seul le titre me dérange un peu...Le "malgré" me parait un peu négatif...J'aurais préféré "avec ses enfants". Là ça fait un peu, "bon OK vous avez des enfants, malgré tout restez zen".
En fait ce livre permet de rappeler quelques règles de bon sens pour ne pas se mettre en colère, pour ne pas crier, pour ne pas perdre son sang froid.
Comment ? Ca ne vous arrive jamais ? Alors ce livre n'est pas fait pour vous...
Mais pour moi, j'ai besoin de reprendre ce livre de temps en temps, comme un piqure de rappel. Car il permet de se souvenir déjà qu'on n'est pas seul à craquer parfois...et de souvenir aussi qu'il suffit parfois de choses très simples pour rester calme, éviter les sources de colère, s'accorder des sas de décompression.
Morceaux choisis :
Laissez filer les choses sans importance (c'est à dire choisissez vos batailles ou ne faites pas tout un fromage de tout) :
"La notion de laisser-faire varie selon les individus-certains parents sont maniaque de contrôle, d'autres ne posent pas de limites du tout. En règle générale, il faut en avoir posé, mais si vous sentez que les vôtres sont source de stress et qu'elles vous irritent, c'est qu'il y a un problème et qu'il est temps de procéder à leur révision. Cela passe toutefois d'aboird par une redéfinition des grandes lignes de vos valeurs"
A deux doigts de craquer, sifflez un temps mort :
"Evidemment il arrive que l'enfant ne soit coupable que d'un délit mineur, mais que notre état de tension et de fatigue donne à la moindre boite de céréales renversée des allures de catastrophe absolue. Il est fréquent que l'emportement n'ait que peu de rapport avec l'incident qui l'a déclenché, et qu'il soit très distinctement attribuable à un état de fatigue, à la façon dont s'est déroulée la journée, ou à l'humeur du moment.
Si vous avez conscience de ne pas être bien disposé, quelle qu'en soit la raison, accordez vous un temps mort, carrément...
Gestion de la colère : les meilleurs trucs des experts :
"-distance : si vous sentez que la moutarde vous monte au nez, extrayez vous physiquement de la situation, que ce soit en reculant d'un pas ou en sortant de la pièce.
-Respiration : Respirez profondément, lentement, à trois ou quatre reprises. Essayez de vous représenter l'air qui s'engouffre et ressort de votre corps.
- Essayez de compter jusqu'à dix, littéralement, avant d'agir ou de parler - ça vous procurera un intervalle précieux de ressaisissement. Et si dix ne suffit pas, essayez jusqu'à vingt. ....Cette technique de gestion de la colère provoque un arrêt, une prise de distance et une certaine temporisation, et prévient toute réaction à chaud -qu'on aurait probablement regretté plus tard."
"Quand par son comportement, votre enfant vous pousse à bout, interrogez vous sur ce que recèle son attitude. Essayez de dépasser l'impression qu'il-ne-fait-ça-que-pour-vous-énerver et décelez le sens de son comportement, ainsi que la façon dont vous pouvez l'aider. Ne vous dites pas que votre enfant est un problème mais qu'il a un problème.
Faites un peu d'analyse
"Bien qu'il soit vain de ruminer sans fin (et négativement) à propos d'une situation et qu'il importe de ne pas trop céder à la culpabilité, il vaut malgré tout la peine de prendre le temps de réfléchir à ce qui a tourné de travers et pourquoi. C'est particulièrement vrai si vos dérapages deviennent réguliers ou si certains déclencheurs reviennent constamment provoquer les mêmes querelles. Rejouez vous rapidement la scène mentalement en tâchant de discerner ce qui vous a mis dans cet état et comment l'éviter la prochaine fois. Si vous êtes globalement stressé, ou s'il se passe qq chose sur un plan plus profond qui a alimenté votre colère en premier lieu -la situation au travail, un problème financier ou une relation difficile- tâchez de le régler en dehors de la sphère des enfants. Il n'est vraiment pas juste de laisser déborder ses tracas d'adulte sur la façon dont on les traite.
Souvent la vie s'amuse.
Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d'un rideau.
Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.
Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident.
Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails.
Il veulent du lourd, de l'imposant, du clinquant, il ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d'un homme tremblant.
Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue...
Et la vie n'est plus jamais triste.
Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi...
Voila ce que l'on trouve sur la page de couverture du magnifique livre de Katherine Pancol "Les écureuils de central Park sont tristes le
lundi".
J'aime beaucoup cet extrait, véritable leçon de vie...
J'ai aussi beaucoup aimé lire ce livre...Un roman vraiment agréable à lire, mais aussi un recueil rempli de petits diamants à découvrir au travers des lignes, de belles réflexions sur la vie, sur le regard à porter sur la vie, sur la destinée choisie ou subie...
Je ne sais pas, brusquement, comme une envie de diffuser cette magnifique chanson de Yves Duteil : Virages...
Je trouve que c'est une extraordinaire chanson d'amour, de tendresse, l'envie de prendre la route, au sens propre comme au figuré ! Alors...on prend la route ?

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