20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 08:05

 

"Soyez les poètes de votre vie,

Osez chaque jour mettre du bleu dans votre regard,

et de l'orange à vos doigts,

des rires à votre gorge et surtout

une tendresse renouvelée à chacun de vos gestes"

Jacques SALOME

 

Ma réflexion autour de mon "perfectionnisme", de mon exigence envers moi même et envers les autres, de cette quête effrénée de reconnaissance et d'amour, m'amène à d'importantes prises de conscience, fondatrices pour mon cheminement :

 

- J'ai parlé dans mon précédent article de ma difficulté à faire l'exercice proposé par mon accompagnatrice (une magnétiseuse relaxologue, qui m'aide beaucoup actuellement) : Trouver des choses positives dans ma journées et m'attribuer trois compliments (Je suis courageuse, je suis généreuse, je suis....) était très difficile pour moi, au point de me faire éclater en gros sanglots durant la séance ! J'ai été élevée par un père qui ne supportait pas qu'on se vante, pronait la modestie (pour les autres !), et ne faisait pas de compliments...Pour moi, verbaliser des compliments , des adjectifs positifs envers moi-même, me donnait l'impression d'être orgueilleuse. Mais j'ai compris que l'orgueil, ce n'est pas ça. Ce qui est de l'orgueil, c'est plutôt le fait de ne pas supporter qu'on puisse ne pas m'aimer, m'admirer, m'aduler. L'orgueil, c'est avoir peur de la moindre critique, ou pire, avoir peur de ne pas être placée sur un piédestal...C'est vouloir être au dessus du lot, la meilleure...Pouvoir s'apprécier, apprécier qui je suis, ce que je suis, telle que je suis, c'est simplement de l'estime de soi. S'accepter avec ses faiblesses, certes, ses fragilités, mais aussi ses compétences, ses qualités, ses talents. Et si je développe cette estime de moi, si j'apprends à m'aimer, alors j'accepterai qu'on puisse m'aimer telle que je suis, avec mes faiblesses et mes fragilités, sans chercher à faire plus, mieux...

Avec cette prise de conscience, l'exercice proposé devient beaucoup plus facile, mais toujours indispensable pour ancrer au quotidien cette estime de soi. Je me surprends dans la journée, entre deux réunions, dans la voiture, au coucher, à formuler en moi ce que j'ai fait de bien, et à trouver trois adjectifs positifs associés : Par exemple : "Malgré ma charge de travail, j'ai trouvé le temps de parler avec une collègue de nos enfants et de leurs orientations respectives...Je suis sociable, je suis à l'écoute, je suis disponible aux autres...".

 

- Une des difficultés pour faire cet exercice était aussi de me dire : Mais je n'ai rien fait d'extraordinaire aujourd'hui ! Et puis on est toujours dans le même registre, boulot, cuisine, enfants...! Et revient la litanie : Ma vie est très banale, il faudrait que je fasse plus de choses, que j'ai une vie sociale, associative, artistique, amicale, spirituelle, sportive etc. plus développée... Bref, revoila les exigences, les insatisfactions qui reviennent au galop. Pourquoi ? Vouloir se conformer à un modèle, des normes familiales, sociales ? Mon père ou ma mère ou ma soeur font ceci et cela, sont engagés dans ceci et cela, donc je dois en faire autant, voire plus ? Les revues de psychologie ou de développement personnel recommandant d'être ainsi, ou de développer ceci...donc, je dois m'y conformer pour être ...parfaite ? Meilleure ? Plus heureuse ?

Ce que mon accompagnatrice m'a aidé à réaliser, c'est que nous avons tous des vies somme toute très banales, avec une bonne dose de quotidien, d'actions répétitives mais nécessaires. Et que c'est dans ce quotidien, dans ces toutes petites choses, que nous pouvons donner le meilleur de nous même. Pas besoin de faire plus, toujours plus...Vivre dans l'ici et maintenant, en y mettant "de l'orange à vos doigts" comme dit Salomé. Et du coup, mon petit "fourgonnage" du matin prend toute sa valeur...mais aussi la réalisation du planning de la semaine au travail, tâche indispensable, fastidieuse, complexe, mais qui permet ensuite à chacun de travailler sereinement...et également le petit tour des résidents pour voir comment chacun va et répondre à leurs interrogations, les rassurer...Mais aussi la petite touche déco dans l'assiette du diner, pour donner au repas un petit air de fête...

 

- Enfin, j'ai réalisé à quel point le risque est grand, à force d'exigences, de dériver vers une insatisfaction permanente et sournoise. "Je ne fais pas assez" ou "je pourrais faire mieux" dérive vite en "je n'ai pas assez" ou "ma vie pourrait être mieux"...Et c'est un cercle vicieux, car l'insatisfaction amène plus d'exigence etc...Bref, de quoi ne jamais être heureux ! J'ai donc décidé de rajouter un exercice à celui proposé par mon accompagnatrice : Chaque soir, repenser à 3 petits bonheurs de la journée. Et forcément, spontanément, cela amène à exprimer de la gratitude envers la vie, cette petite vie toute simple que je vis aujourd'hui, mais qui m'apporte tant de bonheurs. "Oser chaque jour mettre du bleu dans votre regard...". Et cela m'amène également, non seulement à savoir de nouveau regarder et apprécier ces petits bonheurs qui parsèment mon quotidien, mais aussi à penser à en créer de nouveaux, des toutes petites choses, mais qui colorent autrement ma journée : Faire un tour de jardin pour voir la nature s'éveiller, mettre un CD que j'aime, m'accorder un peu de temps pour lézarder au lit, en voyant les rayons de soleil au travers des volets...

 

Soyons tendres avec nous mêmes...soyons les poètes de notre vie.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 16:14
Coordinatrice : organiser ? Controler ? Harmoniser ?...S'aimer ?

Voilà 7 mois que j'occupe mon poste de coordinatrice dans des appartements éducatifs pour personnes handicapées. Un poste de responsabilité d'équipe sur le plan éducatif et organisationnel, sans rapport hiérarchique avec les membres de l'équipe.

7 mois, le temps de "m'installer", de me sentir à l'aise, mais aussi le temps d'une forme de maturité, où l'état de grâce des premiers mois laisse place à une forme de réalisme, et donne la place aux premières remises en cause, aux premiers questionnements...

Je pense -je sais- que mon travail est apprécié par ma direction et par l'ensemble de l'équipe. Pourtant quelques petites réponses un peu plus sèches que d'habitude de la part de collègues, quelques petites remarques formulées avec tact et gentillesse, laissent apparaître que tout n'est pas parfait. Ces petites voix qui viennent m'alerter, gentiment : Maryvonne, attention, peut être que tu es en train de rentrer dans une forme de stress, à vouloir que tout soit parfait, à avoir des exigences sur tous les domaines, à ne pas faire assez confiance aux personnes...Oh rien de grave mais attention. L'équipe précédente ne s'est pas remise de ce mode de fonctionnement...

Oui, je remarque bien que l'équipe en général court de plus en plus, et moi avec. Qu'il y a une forme de frustration de ne pas avoir le temps de se parler, de se questionner sur tel ou tel résident, de se poser et prendre de la hauteur, de partager sur une situation. Je n'y voyais pas ma petite part de responsabilité avant ces différentes "petites voix" ou signes d'alerte.

Cela m'amène à me poser plein de questions...d'où le besoin impérieux d'écrire de nouveau sur ce blog après 6 mois de silence.

- Tout d'abord sur la fonction de "coordinatrice" : coordonner = "Agencer des éléments en vue d'obtenir un ensemble cohérent, un résultat déterminé". Il s'agit donc avant tout de permettre à des personnes différentes, avec des qualités, des formations, des histoires, des compétences différentes, de s'harmoniser ensemble pour former une équipe cohérente, au service du projet et des résidents. Cela ramène à l'importance de faire confiance aux personnes et de leur laisser, à chacun, leur place dans cet ensemble, et non détecter les failles de chacun et reboucher les trous en faisant à leur place. Cela montre aussi à quel point il faut apprendre à connaître chacun, à écouter, à observer, à laisser les idées s'exprimer, même si à priori ce ne sont pas les miennes, afin que l'ensemble soit enrichi par chacun et non assêché en ne prenant que des petits bouts de chacun. Cela montre qu'il vaut mieux parfois en faire moins ou moins vite, pour laisser le temps de la maturation, de l'ajustement, comme un vêtement neuf qui doit avoir le temps de se faire au corps pour s'assouplir et s'ajuster.

- Par ailleurs, je dois prendre conscience et accepter que je ne peux pas plaire à tout le monde et sur tous les registres. Ma position de coordinatrice, les exigences de ma direction, les missions qui me sont confiées,  m'amènent à prendre des décisions, à me positionner, à faire des choix, à relancer les uns et les autres...et forcément, ce n'est pas forcément bien pris, compris ou accepté par tous. Mais cela ne veut pas dire qu'"on ne m'aime pas". Accepter que ces petits désaccords font partie intégrante du travail, et ne sont pas une remise en question de ce que je suis, sera déjà un bien grand pas...

- Ensuite sur la notion d'exigences...c'est à dire de cette recherche perpétuelle de perfection. J'ai été une mère de famille parfois casse pied, à force d'exigences envers mes enfants. J'ai été et suis parfois encore une femme sans cesse insatisfaite, à force de mettre la barre trop haut. Je m'aperçois que je supporte mal la moindre remarque, car elle montre que je ne suis pas parfaite ! J'ai une peur maladive qu'on ne m'aime pas, qu'on me critique, ou pire, qu'on ne me porte pas aux nues. Je veux être aimée, mais encore plus, je veux être admirée, recevoir des éloges de tous sans exception...Alors une toute petite remarque, pourtant constructive, sans méchanceté, déclenche le processus immédiat : "ça y est, je ne suis plus sur mon piédestal, "on" va me critiquer, "on" ne va plus m'aimer...". Alors évidemment je vais en faire encore plus...et sans aucun doute à un moment en demander encore plus !

Un psychologue répondait dans un journal à une femme présentant les mêmes "symptomes" que moi : "Que signifie cette recherche de perfection ? Comment s'est elle construite ? Quand ? Pour combler qui ? Pour égaler qui ? Pour être reconnue par qui ?"

La psychologue enchaine "je crois qu'il est urgent de vous interroger sur tout cela. Vous faites le travail de 3 personnes et vous n'avez qu'un corps. Fragile, comme tous les corps. Il faudrait en tenir compte".

Une accompagnatrice a bien repéré ce processus, et me fait travailler sur ce manque d'estime de moi. Elle me fait faire des exercices pour lesquels j'ai énormément de mal, au point d'éclater en sanglots lors de la dernière séance. Il s'agit de trouver des choses positives que j'ai faite dans ma journée, et pour ces choses, de me faire trois compliments : "je suis...", avec un adjectif positif. Je suis efficace, je suis courageuse...Comme c'est difficile de se complimenter soi même, et non d'attendre le compliment et la reconnaissance des autres, de TOUS LES AUTRES.

Et pourtant, si je veux pouvoir "coordonner", faire confiance à chaque personne de mon équipe, telle qu'elle est, avec ses points forts et ses points faibles, avec son mode de fonctionnement qui lui est propre, il faut aussi que je rentre dans ce maillage, car je suis un des maillons de la chaine, et que j'accepte de faire partie de cette chaine, comme je suis, avec mes qualités et mes défauts.

On revient à cet adage si classique et pourtant si fondamental : "Pour aimer les autres, il faut d'abord s'aimer". Fondamentalement. Inconditionnellement. Sans avoir besoin du regard d'un tiers, de compliments, de reconnaissance. Sans avoir besoin de faire des choses extraordinaires, de correspondre à une norme. S'aimer ici et maintenant.

Coordinatrice : organiser ? Controler ? Harmoniser ?...S'aimer ?

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 07:33

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Hier nous avons fêté nos 3 ans de rencontre.

 

J'ai raconté ici la belle histoire de notre rencontre, une rencontre extraordinaire que nous devons à ce blog, mais aussi à notre audace et notre intuition.

Car l'amour est un pari fou : On se connait à peine, et pourtant, une intuition folle nous permet de nous choisir, de nous dire OUI,  et de nous dire qu'on peut faire un sacré bout de chemin ensemble...Et ce qui est merveilleux, c'est que de jour en jour, on s'aperçoit non seulement qu'on ne s'est pas trompé, mais on découvre chez l'autre d'autres qualités, d'autres sources d'émerveillement, d'autres façon de s'aimer encore plus fort.mont_st_michel_ombre.jpg

Après le temps de la passion, de la romance amoureuse, vient le temps de la décision d'aimer : et l'on dépasse les difficultés, les risques d'usure ou d'ennuis, en construisant jour après jour notre relation, en l'enrichissant, en la nourrissant de toutes les gouttes d'huile permettant d'entretenir la flamme.

 

En cadeau d'anniversaire, j'ai reçu de mon chéri le magnifique livre de Yann Queffelec : Dictionnaire amoureux de la Bretagne. Tout un symbole, puisque notre histoire a commencé en Bretagne, et qu'elle est le témoin de si beaux moments dans notre vie de couple.

De mon côté, outre un gâteau d'anniversaire avec 3 bougies, j'ai ressorti pour mon chéri quelques textes qui ont marqué nos trois ans d'amour...En particulier ce magnifique texte de Michel Quoist, qui résume si bien la manière dont nous voulons construire notre Amour :

 

L'amour n'est pas tout fait. Il se fait.

Il n'est pas robe ou costume prêt à porter,

Mais pièce d'étoffe à tailler, à monter, à coudre.

Il n'est pas appartement livré clé en main,

Mais maison à concevoir, bâtir, entretenir, et souvent réparer.

Il n'est pas sommet vaincu,

Mais départ de la vallée, escalades passionnantes, chutes dangereuses,

Dans le froid de la nuit ou la chaleur du soleil éclatant.

Il n'est pas un solide ancrage au port du bonheur,

Mais levée d'ancre et voyage en pleine mer, dans la brise ou la tempête.

Il n'est pas OUI triomphant, énorme point final qu'on écrit en musique,

Au milieu des sourires et des bravos,

Mais il est multitudes de "OUI" qui pointillent la vie,

Parmi une multitude de "NON" qu'on efface en marchant.

 

Ainsi, être FIDELE, vois-tu, ce n'est pas :

Ne pas s'égarer, ne pas se battre, ne pas tomber,

C'est toujours se relever et toujours marcher.

C'est toujours poursuivre jusqu'au bout

Le projet ensemble préparé et librement décidé.

C'est faire confiance à l'autre au-delà des ombres de la nuit.

C'est se soutenir mutuellement au-delà des chutes et des blessures.

C'est avoir foi en l'Amour tout-puissant, au delà de l'amour.

 

MIchel Quoist- Parle moi d'amour.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 06:29

"Je dérange, je dérange

car je suis différent

Vous me dérangez,

car vous êtes tous  pareils!"

 

 

 

Quelques nouvelles de mon nouveau boulot, démarré le 1er septembre, en tant que coordinatrice d'équipe dans des appartements éducatifs pour personnes adultes handicapées.

Travail riche, gourmand en énergie physique et mentale, varié avec des journées toutes différentes, riche en rencontres, que ce soit au niveau de l'équipe que des personnes accompagnées, généreux en satisfactions multiples...

Je me sens à ma place...même si je ne maîtrise pas tout, si j'ai parfois des doutes, des hésitations quant aux décisions à prendre.

Peu à peu, je me pose, et j'espère contribuer à redonner à une équipe plutôt usée, voire désabusée, un peu d'espoir sur de possibles améliorations, sur de possibles changements. Pas de révolution, mais une envie collective de pouvoir freiner une escalade d'activités, d'actions dans tous les sens, afin de revenir à l'essentiel : la relation avec les personnes accompagnées, pour les aider elles mêmes à se poser, à se sentir bien chez elles.

Après avoir passé beaucoup de temps à comprendre et assimiler le fonctionnement, les plannings, les différents documents, les enjeux, j'ai maintenant plusieurs lignes directrices:se-poser.jpg

- Passer plus de temps avec les résidents, dans leurs appartements ou en activité, pour mieux les connaître, les comprendre, les Rencontrer...car comment être garante de leur projet (mission principale de l'éducatrice spécialisée) si on ne sait pas vraiment comment ils vivent, qui ils sont, quelles sont leurs atouts et leurs difficultés ?

- Passer plus de temps dans les temps informels avec l'équipe, me mettre à l'écoute, afin là aussi de mieux connaître chacun...Car comment impulser un esprit d'équipe, donner des responsabilités à chacun, faire confiance et mettre en valeur des potentiels, si on ne connait pas vraiment la personne ?

- Garder la ligne de conduite que je me suis fixée, c'est à dire rester posée, ne pas rentrer dans une forme de stress, l'image de "celle qui a plein de travail et de responsabilités et qui court partout pour bien le montrer..."...à la fois pour me préserver moi même, et pour aider l'équipe (et les résidents !) à se poser.

 

La relecture de mon mémoire, comme piqûre de rappel, sera un bon moyen de me centrer sur l'essentiel...

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 09:53

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En décembre dernier, j'avais lancé un "appel à témoin" (Help please) pour demander des idées d'organismes proposant des échanges linguistiques, pour mon fils Sylvain.

Dans un commentaire, Anne avait parlé de PIE, avec lequel elle était partie un an aux USA.

Je ne connaissais pas cette association, et grâce à Anne, je les ai contactés...

Et de fil en aiguille...J'ai accompagné ce matin Sylvain à Roissy Charles de Gaulle : il part pour 2 mois et demi au Canada !

Il revient donc à la fin des vacances de la Toussaint, après avoir suivi pendant 2 mois le lycée là-bas. Il devra donc s'accrocher à son retour, en Terminale SI !

Son correspondant, Santiago, d'origine colombienne mais parlant couramment l'anglais, viendra à son tour de février à mai 2014. Nous nous réjouissons beaucoup de cet échange, et de sa venue parmi nous, qui sera une source d'ouverture, de partage, de questionnement, et une façon d'avoir un autre regard sur notre propre mode de vie et sur notre pays.

 

Je suis heureuse de ce départ (même si je l'avoue, ça fait un peu drôle de "lacher" comme ça mon fiston à l'aéroport !!!), car je suis certaine que Sylvain en reviendra grandi, dans tous les sens du terme, les yeux et le coeur grand ouverts par ces nouvelles découvertes, d'une culture, d'un mode de vie, d'une autre famille, de nouveaux amis, de paysages...et accessoirement parlant l'anglais "fluently". Heureuse que le fiston ait franchi le pas, heureuse d'avoir pu l'aider à franchir le pas : il a fallu donner la première impulsion, mais très vite il a été partant à 200%.

 

Etre parent, c'est aider ses enfants à voler de leurs propres ailes et à partir...

Je crois qu'aujourd'hui, je me sens vraiment maman...même si mon garçon est en train de voler vers des milliers de kilomètres de moi.

 

Merci à Anne pour son précieux coup de main...et une fois encore, vive la blogosphère !

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 15:47

Pour la journée familiale que nous avons organisé fin juillet sur le thème "tant de choses à fêter, tant de raisons de se réjouir...", nous avons eu l'idée de préparer un "apéro des régions".

L'idée est de faire un clin d'oeil aux régions de France en lien avec notre histoire, et avec les évènements que nous avions à fêter : La Franche-Comté, lieu de naissance de Guillaume dont nous fêtions les 18 ans, la Normandie, car nous fêtions le retour de mon fils Laurent qui a passé l'année à Cherbourg, le Loiret bien sûr, où nous vivons, et au coeur de toutes ces joies, la Savoie, lieu de prédilection de mes parents,  l'Alsace, future destination de Guillaume où il est admis en prépa, et enfin la Bretagne, patrie d'origine de mon père et patrie d'adoption de mon chéri (et de moi même de plus en plus).

 

Nous avons donc imaginé une assiette de gourmandises apéritives par région :

 

Pour la Normandie : des tartelettes pommes/camembert (un délice)

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Pour le Loiret : des toasts à la terrine de sanglier et des verrines aux asperges.

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Pour la Savoie : des piques avec jambon de Savoie et melon, ou avec Beaufort/concombre/poivron (pour la couleur).

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Pour la Franche-Comté...des saucisses de Montbéliard bien sûr !

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Pour l'Alsace : des mini-saucisses de Strasbourg et des petites parts de Flammekuche.

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Pour la Bretagne, un kir Breton avec cidre et crème de mûres.

 

Et pour la déco, une petite touche du jardin : des petits photophores avec tout simplement 3 fleurs de capucine.

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Nous avions disposé tout cela sur la table, ainsi qu'une assiette comprenant des petits drapeaux des différentes régions, plantés sur des pommes de terre coupées en 2 et couvertes de papier d'aluminium.

Nous avons demandé à nos invités d'associer les drapeaux aux assiettes...et chacun s'est pris au jeu dans la joie, en dégustant l'ensemble avec plaisir.

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C'était une façon ludique et gourmande d'associer chacun des membres de la famille, et aussi un clin d'oeil à nos histoires passées, présentes et à venir.

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 15:08

Fin juillet, nous avons invité mes parents et mes enfants pour une journée intitulée : "tant de choses à fêter...tant de raisons de se réjouir".

Nous avions envoyé à chacun, par courrier, une invitation, sur laquelle nous avions cité, en vrac, les milles raisons de se réjouir et de faire la fête. Pour ne pas faire de jaloux et valoriser chacun des invités, il y en avait pour tout le monde...

"La Saint Laurent (un peu en avance)" "La Saint Joël (le nom de mon père) un peu en retard...".

"Les résultats des bacs" "l'admission de Guillaume en prépa à Strasbourg" "Le diplôme de Maryvonne", "Le CDI d'Antoine", "le CDI de Maryvonne", "le départ de Sylvain au Canada" (mince, il faut que je fasse un article à ce sujet !!!)..."Les vacances"..."les 18 ans de Guillaume"...

Bref, plein de raisons de se réjouir...et aussi toutes les autres raisons, le simple bonheur d'être en famille et de se retrouver pour se réjouir, tout simplement.

 

Nous avions préparé un super décor : un table pour l'apéritif, dans le jardin, et une table pour le déjeuner, sur la terrasse...

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Pour l'apéritif, nous avions imaginé l'apéro des régions (voir article). Cela a vraiment plu à nos invités qui se sont pris au jeu dès leur arrivée. Pour le déjeuner, ma maman a fait le plat principal, bonheur des enfants, un délicieux cury de mouton.

Et pour le dessert, c'est mon chéri qui a assuré avec un véritable chef d'oeuvre de sa spécialité, un strudel au fruit rouge, avec son coulis de framboise.

Nous avons pris beaucoup de plaisir à organiser tout cela, à réfléchir aux menus, décorations, petits détails qui changent tout.

En particulier, nous avions mis à la place de chacun un petit carton avec un rappel de l'invitation ("tant de choses à fêter") et à l'intérieur, la chanson de Louis Chédid "On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime" (voir article). Séquence émotion bien sûr...mais c'était pourtant bien le moment de se le redire à chacun, à notre manière.

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Pour les 18 ans de Guillaume, (et oui, mon premier fils majeur tout de même, ça fait quelque chose !) nous ne voulions pas faire un "gros cadeau", du style chèque...Il y a largement droit du côté de mon ex...Mais nous avons cherché quelque chose qui marque ce passage à la majorité et à la vie étudiante, tout en apportant une note d'humour à cette journée...et surtout quelque chose qui nous demandait d'apporter "notre" touche personnelle.

Nous lui avons offert un gros carton, sur lequel étaient affichés des panneaux : "kit de survie de l'étudiant", "comment rester jeune et en forme", "zen en prépa", "le guide de la majorité" etc. A l'intérieur, une multitude de petits paquets à ouvrir, avec, en vrac : la BD "le guide des 18 ans", des jeux de carte, une bouilloire, deux mugs, des tisanes (du style : rester jeune et en forme), un livre de sudokus, un livre "99 conseils pour réussir en prépa", un pot de nuttella, "les maths pour les nuls"...

Le déballage a été un délicieux moment en famille...et le jeune majeur étudiant était ravi !

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Pour terminer la journée, après une sieste dans le jardin, nous leur avons fait la surprise d'une balade de 3 heures sur la Loire avec les "Passeurs de Loire". Magnifique moment, avec des commentaires sur l'histoire de la Loire, la faune, la découverte des traces de castors, et l'observation furtive desdits castors, et un pique nique dans le bateau, amarré à un ilôt. Nous avons même eu droit à un magnifique orage, qui nous a bien secoués (et mouillés) mais qui a mis du piment à cette soirée.

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Tout le monde était plus que ravi de cette journée, et nous étions heureux : Nous avions réussi à rassembler trois générations et faire plaisir à chacun, et nous y avons pris également beaucoup de plaisir...

On n'a pas l'air heureux, là ???

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 19:46

coeur-sable.jpgLa semaine dernière, le grand-père de mes enfants (le père de mon ex-mari) est décédé brutalement, à l'âge de 86 ans.

C'était la première fois que mes garçons, âgés de 16 et 18 ans, sont confrontés à la mort d'un proche. Ils avaient la chance jusque là d'avoir leurs 4 grands-parents vivants, en bonne santé et plutôt disponibles.

Etant tous chez leur père au moment du décès, ils l'ont donc accompagné chez leur grand-mère et ont vécu de très près tous les évènements liés au décès. Ils ont également pu participer à la préparation de la cérémonie des obsèques.

 

Je suis venue les rejoindre pour les obsèques. Même si je n'avais plus du tout de contact avec mon ex-belle famille, et que mon ex-mari ne souhaitait pas vraiment ma présence, il me paraissait important d'être présente pour mes enfants. Certains d'entre eux m'ont d'ailleurs clairement manifesté le désir que je sois là.

 

C'était très émouvant pour moi, en tant que maman, de voir mes enfants si tristes, parfois pleurer à chaudes larmes, et de ne pas pouvoir les prendre dans mes bras...car je suis restée en retrait, les laissant avec leur père et leur grand-mère.

 

Beaucoup d'émotion aussi pour moi lors de la cérémonie, durant laquelle mes enfants (au moins trois d'entre eux, le quatrième, totalement braqué vis à vis de tout ce qui ressemble de près ou de loin à la religion, n'ayant pas voulu participer) ont été très présents pour dire au revoir à leur grand-père, par de multiples petits gestes.

 

Difficile de ne pas pleurer quand Sylvain a pris son Saxo pour jouer, face à la nombreuse assistance, un morceau de jazz, musique qu'aimait particulièrement son grand-père. Un morceau tout en finesse et en retenue, joué remarquablement juste et avec coeur.

Difficile de ne pas pleurer quand les deux autres ont allumé les cierges.

Enfin, difficile de ne pas pleurer quand l'ainé a lu un petit texte d'Adieu, qu'il avait préparé avec l'aide de sa grand-tante, mais où on sentait avec des mots très simples tout ce qu'il ressentait pour son grand-père, l'image qu'il en avait et souhaiter garder. Et surtout ce constat de ne pas lui avoir dit de son vivant tout son amour pour lui...

 

Nous en avons parlé à la sortie de la célébration...et il a su dire, lui qui a tant de mal à exprimer ses émotions, qu'il avait réalisé que jamais ils n'avaient pensé à dire à leur grand-père (mais aussi à leurs autres parents proches) des paroles d'amour ou de reconnaissance.

 

C'est une chose que je n'ai découvert que récemment, grâce à mon nouveau compagnon, comme il est important de dire aux gens qu'on les aime, qu'on les admire, qu'on les remercie pour ce qu'ils sont ou ce qu'ils font...


Et je souhaite de tout mon coeur (mais j'en suis déjà persuadée) que cette expérience nouvelle et douloureuse pour mes enfants les ont fait grandir, et leur ont fait prendre conscience de l'importance ...

de dire aux gens qu'on aime qu'on les aime.

 

 

On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime (Louis Chédid)

 

Ces parents, Ces amis
Ces femmes qu´on affectionne
Avec lesquels on dort, on dîne
On parle au téléphone
Souvent, quand nos regards se croisent
Y a comme une chaleur
Mais de là à en faire des phrases
Trop de pudeur, trop de pudeur

{Refrain:}
On ne dit jamais assez
Aux gens qu´on aime
Par peur de les gêner
Qu´on les aime
On leur dit jamais assez
Que sans eux, sans elles
On serait même pas la moitié
De nous-mêmes

Avant de nous dire au revoir
De marcher à l´ombre
Avant que sur notre histoire
Le rideau tombe
J´ veux déclarer à tout ce petit monde
Qui m´entoure
La vie, la vie serait d´un sombre
Sans vous autour, vous tous autour

{au Refrain}

Qu´y a-t-il de plus important
La raison ou les sentiments?
On ne dit jamais assez
Aux gens qu´on aime
On leur dit jamais assez
Qu´on les aime

Je vous aime!

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 08:12

016.JPGJ'en rêvais !

 

Quand nous avons acheté notre maison,  les anciens propriétaires nous avaient dit que le cerisier ne donnait pas de cerises, ou alors maximum 2 kg dans l'année.

Aussi, quelle joie quand nous avons découvert, après l'avoir taillé cette hiver, qu'il croulait sous de délicieuses cerises juteuses et délicieuses !

Quelques CD suspendus aux branches pour faire peur aux oiseaux... Et cette semaine, le plaisir de la cueillette !

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C'est pour moi  très symbolique. J'ai toujours adoré les cerises, dont j'ai été privée lors de mon enfance en Afrique. Alors cueillir des cerises, en abondance, dans mon propre jardin, c'est un vrai bonheur.

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Opération tri : Les plus belles pour la dégustation directe, une partie dénoyautée et congelée pour les desserts,une partie congelée avec les noyaux pour les clafoutis...Et n'oublions pas les queues de cerise pour les tisanes dépuratives !

 

Elle est pas belle la vie ?

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Published by maryvonne - dans mes petits bonheurs
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 10:01

chemin.jpgLes évènements se sont accélérés ces dernières semaines et même ces derniers jours...Des nouvelles importantes et de grandes décisions à prendre rapidement côté professionnel. Et je m'aperçois que j'arrive de mieux en mieux à gérer ces prises de décision, ces choix draconiens et fondamentaux.

 

D'abord, les faits (sinon vous n'allez pas réussir à me suivre...). Dans un article récent, je vous faisais part de ma grande fierté d'avoir enfin démarré un emploi salarié, dans un établissement que j'appréciais beaucoup, à un poste vraiment intéressant et valorisant. Seul petit bémol : il s'agissait d'un CDD, puisque je remplaçais l'éducatrice en arrêt maladie.

 

Ce que je n'avais pas dit, c'est que lorsque cet établissement m'a appelé pour me faire cette proposition, j'étais déjà engagée pour un CDI dans une autre structure, qui devait commencer début juillet (il fallait attendre d'avoir le diplôme en fait). J'avais fait quelques remplacements dans cet établissement en mai, ce qui m'a permis de mieux en saisir les contours et les enjeux. Mais un certain nombre d'éléments me dérangeaient au fond de moi, et j'appréhendais un peu. Je ne voulais pas écouter ces petits pincements au niveau du ventre en pensant à ce poste, en me disant que cela ferait un nouveau challenge, et que c'était tout de même super d'avoir un poste de coordinatrice, en CDI de surcroit.

J'ai donc dû, fin juin, choisir entre un poste en CDI (mais avec ces petits tiraillements dans le ventre) et ce poste en CDD qui me plaisait bien. Et en écoutant mon corps et mon coeur, le choix n'a pas été trop difficile !

 

J'ai donc pris mon poste le 24 juin, et pendant une semaine, je m'y suis donnée à fond. Redécouvrir les enfants et adolescents, le fonctionnement de l'établissement, mon nouveau poste de coordinatrice, réfléchir avec les équipes aux projets en cours etc.

Fin de semaine, le 28 juin, obtention du diplôme.

Le 29 juin, je prends la route pour une semaine en thalasso, prévue de longue date. Retour prévu au boulot le lundi 8 juillet.


Sur la route vers la Bretagne, je reçois un appel du directeur des appartements éducatifs pour personnes handicapées, où j'avais travaillé 7 mois comme remplaçante avant  de commencer ma formation. J'y avais vraiment apprécié le projet, l'ambiance, le public de personnes handicapées mentales tellement attachantes, le travail à la fois sur le quotidien, l'aide à l'autonomie, les activités éducatives, l'ouverture sur l'extérieur...

J'avais aussi apprécié le travail de la coordinatrice d'équipe. En quittant ce poste pour entrer en formation, je m'étais dit : C'est vraiment exactement l'endroit où je voudrais travailler quand j'aurais le diplôme...idéalement, prendre la place de l'actuelle coordinatrice.


Et voila que le 29 juin, lendemain de l'obtention du diplôme, ce directeur, que j'apprécie énormément, m'annonce que la coordinatrice vient de présenter sa démission et il me propose son poste !!!!!

Je lui avais donné mon Mémoire 15 jours avant, et il m'a dit que c'est la lecture du Mémoire qui l'a convaincu de me faire cette proposition !

Imaginez mon embarras...Je viens de commencer à un poste super en CDD, où on compte sur moi, et voila qu'on me propose un poste encore plus génial, celui dont je n'osais même pas rêver, et en CDI !

J'ai demandé un petit délai de réflexion...Là encore, j'ai écouté mon corps, et mon coeur. Mais je n'ai pas hésité longtemps. Une telle opportunité ne se reproduira pas de sitôt !

 

Et voilà ! Hier j'ai rencontré mon futur directeur pour une entrevue de 2h, cordiale et chaleureuse, qui ne fait que confirmer mon choix et ma joie. L'autre employeur où j'avais commencé n'a pas souhaité que je poursuive, ce qui se comprend, cela n'a pas beaucoup de sens d'occuper ce poste pour un mois...

 

Me voici donc en vacances pour 2 mois (sans solde, tout ne peut pas être parfait !), avec la perspective de démarrer le 2 septembre un travail en CDI dans un environnement que j'aime, avec des responsabilités vraiment intéressantes et un public que j'adore.

 

Je suis consciente de la chance absolument INOUIE que j'ai. Et j'ai une grosse pensée pour mes collègues de l'école qui galèrent pour trouver du boulôt...Allez, courage !

 

Cette série d'évènements me confirme dans mes intuitions et mon mode de fonctionnement de plus en plus courant : Le directeur m'a fait confiance après la lecture de mon Mémoire. Je n'étais pas obligée de le lui donner, mais c'était pour moi un remerciement pour tout ce qu'il avait fait pour moi avant la formation, pour la confiance qu'il m'avait accordée.Ce geste simple a eu un rôle fondamental pour mon avenir professionnel.

Encore une fois, la magie de la Rencontre, l'importance de sortir de chez soi, d'aller vers l'autre, de cultiver ces petits gestes gratuits...car on ne sait pas ce que ces petites graines semées un jour pourront donner le moment venu.

Et la deuxième lecture de ces évènements est pour moi l'importance d'écouter son corps et son coeur pour faire les choix. Cela évite les ruminations incessantes, les doutes, les hésitations, les insomnies, que j'ai tant connus à une époque pour faire le moindre petit choix. En étant en vérité avec moi même , les choses deviennent claires...En apprenant progressivement à se connaître, à "fortifier son pilote intérieur", on apprend à ne pas se laisser entrainer par les évènements et à savoir où se diriger.

 

"On cherche toujours la formule libératrice, la pensée clarificatrice.

Les choses doivent s'éclaircir en toi; tu ne dois pas, toi, te laisser engloutir par les choses."

Etty Hillesum.

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  • : Agée de 48 ans, Maman de 4 garçons (18 ans et des triplés de 17 ans),mais aussi Femme et Educatrice Specialisee, je vous partage mes coups de coeur, mes trucs de maman, mes petits bonheurs, mes découvertes, mes pensées...Ce blog est avant tout un blog d'échange et partage, alors Bienvenue à vous.
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